L'ambiance est le ton donné dans une histoire par le décor, les dialogues, l'action. Elle prend une indépendance vis-à-vis des histoires, devenant la marque de fabrique du monde. Elle va même jusqu'à devenir plus important que la problématique de fond, qui souvent est éteinte et artifiellement remplacée pour faire perdurer l'histoire. Dans ces cas là, les lecteurs sont au rendez-vous pour retrouver l'ambiance, et non pour la qualité de l'histoire. C'est le cas pour Thorgal et XIII.
L'ambiance est le petit plus qui rend une bonne histoire addictive, cette atmosphère est ardemment recherché par les auteurs. Les plus mauvais d'entree eux respectent des codes établis dans le genre, mais seuls ceux qui produisent ce quelque chose qui leure ressemble, et qui est intelligent, parvienent à créer une atmosphère propice au rève et à la poesie.
Joann Sfar et Lewis Trondheim ont établis une atmophère unique dans Donjon, et elle est d'autant plus riche que de nombreux dessinateurs ont apportés leurs richesses graphiques. Des albums signés Yoann ou Nine(je serai pas provocateur en disant Menu, qui a une patte singulière, mais qualifiée de "moche") apportent une grande variété qui épaissit en mieux l'atmosphère graphique.
Cette atmosphère est un mélange d'humour très particulier, d'intelligence des scénariis, et de la création d'un univers très original mais néanmoins cohérent.
L'humour de Joann et Lewis relie le haut et le bas, le pipi-caca et l'humour de situation. Il est distilé au travers de dialogues et de situations percutantes et inattendues. La surprise et le contre-pied dans une certaine cohérence sont les mamelles de la trame scénaristique de Donjon.
L'univers a son charme et sa personnalité, grace à cet amalgame de peuples
profilés intelligemment, et d'ambiances très variés. Les traits d'un Olfs
n'ont rien à voir avec ceux des lapins, et la variété qu'apporte les
monstres interdit tout manichéisme raciale.
L'ambiance est servante de l'histoire, signe d'un stricte respect du
lecteur, qui n'ait jamais trahit dans la magie de l'atmosphère par une
blague qui l'éjecte brutalement de l'intrigue, et qui n'ait jamais dégouté
par un rebond scénaristique gratuit et lourdingue.
Eliya
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Son père est la rigueur morale incarnée, un inlassable Don Quichotte prêt à
Joann Sfar et Lewis Trondheim l'habillent d'une robe de chambre, à la mode
Oui, c'est la défaite de l'élan humaniste impétueux d'Hyppolyte, c'est
Elise est l'une des deux femmes qui comptent pour Hyacinthe.
Alors quoi ? Elise a une pétillance, un charme, et une personnalité qui font
à Jean-Michel en le prenant pour la vraie Chemise de la Nuit. D'ailleurs
habitudes 
après avoir vaincu le mal absolus d'une pichenette les soldats lui renouvellent
Görk. La preuve (selon moi) de