enfin chez nous !

Pour qui voudrait s'inscrire à la ML, cliquez sur les personnages

pour les membres, n'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter pour être tenu au courant des publications
Ce qui plaît dans les oeuvres de fiction, cinéma, livres, bédés, théatres,
et ainsi de suite, c'est qu'elles nous transportent le temps d'une lecture
ou d'un visionnage dans un autre monde. La poesie de l'histoire.

Donjon dès DZ1 est un animal inclassable. Joann et Lewis écrivent une
bande-dessinée qui emprunte au médieval-fantastique. Avec des animaux pour
héros, en sus d'un bestiaire fantastique -dragons, poulpes gluants glauques.
La médiéval-fantastique ne connait que deux extrêmes, sans nuance, l'épique
qui se prend au sérieux, solennel, dont Le Seigneur des Anneaux est
l'illustration, ou le médiéval-fantastique humoristique, comme Lanfeust.
Donjon créait une nouvelle catégorie, avec une série où le rire n'est jamais
l'ennemi de l'histoire, ne décrédibilise jamais l'histoire. L'intelligence
de l'humour de situation apporté au médiéval-fantastique est une nouveauté.
Y bannir les hommes au bénéfice des animaux -exceptions faite des nains,
gnomes- tend à pousser cette bédé dans la catégorie des BDs pour enfants.
Or, Joann Sfar et Lewis Trondheim en 25 albums ne se contentent de pas moins
que d'intrigues riches en rebondissement et fouillées, battant en brêche les
grands sujets de sociétés telle la religion, la loi, ou l'amour, avec en
contre-point un humour homniprésent.

Donjon est un objet bien singulier eu égard à ces particularités. La forme,
médiéval-fantasy, animaux pour héros, la classe aux yeux du grand public
comme une bédé pour enfant. Le fond traite avec une subtilité et une
intelligence redoutable des sujets de fond. La poesie est toujours présente,
malgrès ces "handicaps", ce qui en fait que renforcer la qualité de
l'oeuvre.

Pour prendre des postulats aussi courageux, et les tenirs hauts en 25
albums, il faut de l'intelligence, du respect pour les lecteurs, et tout
simplement du génie. Les auteurs accumulent les originalités, innovations
qui tôt ou tard feront écoles en bédés, comme la séparation narrative en
trois époques, qui permet de suivre les héros dans leurs gloires et leurs
déchéances. Ou comme la place accordé aux personnages secondaires par la
création s'une série spécialement allouée à ces derniers. Ou comme la place
accordée à d'autres dessinateurs par Joann et Lewis, qui ne conservent que
l'écriture de l'histoire.

Il est aisé pour un auteur de faire une ou deux bonnes bédés, s'il est
sérieux et talentueux, car il a du temps, et la qualité globale de la
production est un térreau qui donne des idées. Mais pour enchainer 25
albums, avec autant d'innovations, de postulats originaux, et de traits de
génie, il faut plus que du talent. Il est aisé à des auteurs de créer la
poesie en servant du réchauffé d'oeuvres qui ont fait leurs preuves à des
lecteurs qui n'y connaissent rien, mais TronSfar1 font tous le contraire.
Mais faire sien des postulats aussi handicapants du point de vue du
grand-public, pour les sublimer en une fresque qui nous transporte dans sa
propre poésie, c'est proporement fantastique.

C'est peut-être ici qu'il faut chercher la raison la pérénnité de Donjon.

Eliya
(1) TRONSFAR : contraction de Joan Sfar et de Lewis Trondheim qui créent les scénarios de donjon sans qu'on puisse distinguer qui a fait quoi
Mercredi 8 février 2006
Papsukal me fascine.

Il est le fils de deux individus à la personnalité très marquée, cela seul
est intrigant. Le fils d'Isis est-il aussi courauex qu'elle ? Assurément
oui. Le fils d'Herbert est-il aussi intelligent que lui ? Assurément oui. La
fils d'Isis et d'Herbert est-il aussi jouisseur que ses deux exaltés de
parents ? La réponse est plus nuancée, non pas que l'on sache si il l'est ou
non, mais plutôt que le poids du pouvoir qui pèse sur les épaules ne permet
pas de percevoir cet aspect de sa personnalité.

Ce qui nous amène à son statut de "Prince Papsukal", fils du Grand Khan.
Rappelons qui est le Grand Khân. Le Grand Khân est l'équivalent d'un mélange
entre Alexandre le Grand, Gengis Khan (ha!), Jules Cesar, Napoléon, avec en
plus la mégalomanie religieuse d'un Pharaon, les méfaits d'un Néron et d'un
Nabuchodonosore (Roi de Babylone de 605 à 562 avant Jesus-Christ), et les
pouvoirs magiques d'un Sauron avec l'Anneau Unique. Sauron a gagné la guerre
contre Aragorn et Gandalf, il a un fils, comment ce dernier trouve-t'il sa
place dans le nouvel empire des Ténêbres ?

Papsukal est un personnage de bédé, on en apprend donc beaucoup par son
apparence, en particulier dans une bédé où le graphisme des personnages est
plutôt dépouillé. Papasukal est grand, plus que son père. Il est noir comme
son père (mais naturellement), ce qui lui donne énormément d'allure. Ses
grandes oreilles noires et pointues sont très impressionnantes, tout comme
les terribles vampires (DM3 entre autre) le sont avec ces mêmes oreilles.
Les yeux de Papsukal sont uniques dans Donjons, ils sont très grands, au
point de lui manger le visage, comme les immenses et magnifiques yeux de sa
mère. Son grand bec est autoritaire, sans être saugrenu. Enfin son long cou
est orné de des touffes de trois poils raides et droits, qui achèvent de
donner de l'empleur à sa physionomie.

Papsukal trouve ses ressources dans une grand intelligence (il ne cesse dans
DC102 d'anticiper et de déduire les intentions de son père), et une audace
et un sang froid impressionnant (la visite aux pirates mouradistes DM9). Il
s'acclimate donc à ce rôle, ce rôle de "fils d'un demi-dieu", ce dont
Herbert est assez proche. Il s'accomode de cette situation en étant sans
scrupules. Comme il n'a ni supers pouvoirs comme son père, ni aura "magique"
comme lui, il compense avec une certaine exigence de sa tenue (ses
vétements dans DM9, son armure particulière dans DC102), et en étant sans
pitier ; il fait massacrer les forgerons kochaques (DC102) à des fins
purement commerciales, et il est trop sûr de lui, comme le lui dit le Roi
Poussière (DC102).

Que faire de Papsukal ? Il est aimé de son père, qui garde même en Grand
Khan de l'attachement pour ses enfants, en témoigne son attitude pleine
d'affection envers Zakutu, sa main posé affectueusement sur le nez d'Elyacin
(DC103 ça me fait toujours bizarre d'écrire ce nom), ou le fait qu'il
regrète d'avoir banni Papsukal (DM4). Herbert redevenu lui-même, sans
l'Entité Noire, et sans l'administration de son Empire Tyrannique, aura
comme soucis de s'assurer du bien-être de ses enfants, dont Papsukal envers
qui il regrète sa conduite, vraiscemblablement encore plus après Armaggdon.
Mais est-ce que Papsukal sera disposé à pardonner à Herbert son
bannissement, ou tout simplement la pression qu'il a mis sur lui en tant que
Grand Khân ?

Rien n'est moins sûr, Papsukal est désormais libéré du rapport de force qui
l'opposait à son père, comme on le voit dans DC102, la "visite suprise" dans
le genre de Herbert, l'essayage des fusils présumé par Papsukal, sont
révélateur à ce sujet. Papsukal pourrait très bien décidé d'agir pour son
propre compte, et même de trahir son père et sa fraterie. Nous verrons bien
!!

Eliya
par Eliya publié dans : CREPUSCULE
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 6 février 2006
Potron-Minet est la période qui permet le plus directement aux auteurs de faire part de leurs réflexions sur la société. Cette période à l'aube de Donjon est contre toute attente une aventure  urbaine, via Antipolis. 
Cet univers corrompu est le théatre des scènes de vie familière. Un Conseil Municipal, des grands groupes d'influences représentés par les grandes familles. Antipolis est une ville de misère, où les hautes sphères du pouvoir sont dépeintes de sombre manière.
Mais Lewis Trondheim et Joann Sfarne sont ni des nihilistes, ni des pessimistes, leur histoire est équilibrée et toute en nuance.
Le Docteur Hippolyte est la conscience de Potron-Minet.
Il croit en la justice (il réclame un procès juste DPM-99) et en la
rationalisation de la société (la tentative d'apprivoiser les Brous DM5)pour faire cohabiter les êtres vivants en paix.
Le Docteur Hippolyte incarne ce qu'il y a de mieux dans l'esprit des Lumières. La volonté de mettre la science au service de l'humanité, l'espoir de combattre les pires injustices(la crémation de l'arbolesse) par l'éloquence et la force de conviction, et
cette foi n'a rien d'abstrait. Mais ses actes manquent de réalisme, et il n'est sauvé par la Chemise de la nuit que contre son gré. Il échoue, et doit se réfugier auprès d'Arakou de Cavallère.
Hyacinthe est très influencé par Hippolyte dans lequel il voit un compagnon de pensée et de lutte
(cf son rôle dans l'avènement de la Chemise de la nuit). Hyacinthe
prend les armes dans la clandestinité, pour échapper à l'étouffement de cette société qui broie les idéaux et les hommes. Hyacinthe a abandonné la voix de la Justice en devenant chef de la guilde des assassins (DM7 et DM8), il a décidé d'exercer son influence par le biais de la criminalité.
Cette tentation d'aboutir à nos idéaux via des vecteurs malhonnêtes est un danger qui pèse sur tout à chacun, et Hyacinthe n'a pas su y résister.
Aurait-il voulu faire évoluer Antipolis par le haut, y serait-il parvenu ?
Rousseau et d'autres pensent que la société est corruptrice, et c'est ce qui semble ressortir de l'évolution de Hyacinthe.
Aucun exemple dans Potron-Minet ne vient contredire cette vision de la vie.
Hippolyte ne désarme pas, mais est
cantonné à des réalisations qui n'aboutissent jamais, en raison de son manque de réalisme. En somme, Hippolyte est un rêveur noble, comme si le pragmatisme était antinomique de l'idéal. Hyacinthe dérive dans la criminalité par pragmatisme.
Seul Marvin, devenu Roi Poussière, met le rêve
au service de l'action, en faisant pression sur Orlondow pour le forcer à
réformer le Draconisme.
par Eliya publié dans : POTRON MINET
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 2 février 2006
"Dis-moi comment tu traites les femmes, je te dirais le niveau d'avancement
social de ton pays", disait Eliya Waiche le fameux juriste théoricien du
droit, avant d'être lapidé par ses contemporains excédés par la fatuité de
l'oiseau.




Eliya, paix à son âme, de là où tu nous écoutes en te gondolant
goguenardement, Eliya disait aussi "Dis-moi comment tu traites les femmes
dans tes bédés, et je te dirais si t'es un mec bien ou pas".

Et bien, Eliya qui n'est plus là pour répondre à la question de la féminité
dans Donjon, je vais le faire à ta place, moi, Tim Grouvinsky, et en
reprenant ton adresse mail en hommage posthume, encore !

La féminité dans Donjon était totalement absente, dans DZ1. Heureusement,
arriva Sonia la grosse, qui illustre le besoin de féminité dans ce monde
enfantin... Sonia n'était pas belle, Sonia était une étape transitoire,
grossière mais fondatrice. Grace à elle, la porte était ouverte aux femmes
assumant entièrement une personnalité et un corps féminin, Alexandra, Isis,
Elise, Nicole, et tous les autres...

Plus les personnages féminins sont complexes et riches, dixit feu Eliya
(sacré toi, va !!!), et plus la série est profonde est mature. C'est-à-dire
qu'un monde peuplé de bimbos décérébrées, de laiderons intellectuelles, de
mangeuses d'hommes machiavéliques, ou de vieilles anémiques ou obèses
bienveillantes ou malfaisantes, un tel monde est bien terne et primitif.

Lewis Trondheim et Joann Sfar ont la maturité intellectuelle et affective
suffisante pour être capable de concevoir des personnages féminins aussi
complexes que crédibles, car leur expérience de la vie leur on permis de
"comprendre" le sexe opposé. Les individus limités (homme comme femme) n'ont
qu'une compréhension caricaturale du sexe opposé, et comme on ne peut
raconter que ce que l'on peut concevoir, leurs personnages et leurs
histoires sont forcément grossiers.

Donjon est une bande dessinée dont la forme peut laisser penser en surface
qu'il s'agit d'une bédé pour enfant, voire pour ados boutonneux et puceaux,
mais c'est une grave erreur. Une grande partie d'entre vous êtes des
individus équilibrés, intelligents, et ayant fondé une famille, sauf Eliya,
bien-sûr. L'extrême maîtrise de l'ambiance primesautière d'héroïc-fantaisie
est garantie par de l'humour de situation qui sert l'histoire, et qui ne la
décridibilise jamais. Elle est garantit aussi par un ton sincère, qui ne
prend pas le lecteur pour un imbécile, qui traite avec intelligence de
grandes problématiques humaines, telles la religion, la guerre, et tant
d'autres.

Pour faire parvenir vos généreuses contributions à la Fondation Eliya Waiche
Pour Offrir Une Nouvelle Piscine à Paul Touron (la F.E.W.P.O.U.N.P.A.P.T.),
dernière contribution de notre regrèté camarade, tombé au champs d'honneur
des glorieux combats, n'hésitez pas, illustrant à votre tour votre
dévouement aux grands causes modernes que sont la farniente, le pastis, et
les bikinis.

Tim Grouvinsky
par Eliya publié dans : donjon-divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 1 février 2006
                  Grand prix 2006 à Angoulème pour l'ensemble de son œuvre, ça risque de pas faire avancer le donjon...
par paul publié dans : donjon-divers
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 28 janvier 2006

Le jour des crapauds : le Piège de Cristal

Une bande de brigands qui vont faire le "casse" du siècle, le grand Donjon ! Un cerveau machiavélique qui attend dans l'ombre. Des crapauds de main sans scrupules et entraînés aux arts Ninjas. Un objet magique dissimulé quelque part qui attire la plaie (d'Egypte) des nuées de crapauds ailés toxiques.

Et quel grain de sable pour faire capoter ce diabolique plan ?

Herbert le canard !

Herbert comme B.W. se retrouve connement coincé dans le Donjon...

Eliya


Image Hosted by ImageShack.us
par Eliya publié dans : MONSTER
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

*

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus